Finale départementale des deux
Savoie
Atmosphère, atmosphère Evoquons, en cette
veille de printemps, tous ceux qui consacrent leur temps à
contempler les cieux, à regarder passer les nues, à
guetter les stratus, à lorgner les nimbus, à faire
les yeux doux aux moindres cumulus, bref tous ceux qui consacrent
leur temps au temps. Leur idole ? l'anticyclone des Açores,
dont ils s'accordent tous à clamer l'influence déterminante.
Pas moins de quatre à cinq bulletins météo
par jour nous sont proposés où, gesticulations à
l'appui, nous sont dévoilées les prévisions
les plus sophistiquées. La présentatrice a-t-elle
revêtu un tee-shirt (T-shirt) bleu azur, le week-end s'annonce
sous les meilleurs auspices. Est-elle de noir vêtue, et c'est
la dépression... Ce faisant, on oublie pourtant
une chose essentielle ; la nature est imprévisible. Peu de
neige à Noël, mais des tombereaux d'or blanc et des
routes verglacées en février. Un peu partout dans
l'Hexagone, les cours d'eau ont été naguère
capricieux en automne ; les inondations se sont même succédé,
plongeant les riverains dans le désarroi. Ailleurs dans le
monde, comme à l'accoutumée, typhons, séismes
et raz(-)de(-)marée se sont violemment déchaînés.
Hélas ou tant mieux, il faut prendre le temps comme il vient.
Mais revenons à nos moutons: pour que la météo
soit au beau fixe et que vous n'encouriez pas les foudres de vos
proches en retournant à vos chers pénates, relisez
bien ma prose et vous connaîtrez peut-être le bonheur
sans nuages d'aller en finale régionale ! |