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 BIOGRAPHIE de Blaise PASCAL (1623 - 1662)

1. Un génie précoce

Blaise Pascal est né le 19 juin 1623 à Clermont-Ferrand en Auvergne. Son père, Etienne Pascal, président à la Cour des Aides s'intéresse à la science. Sa mère, née Antoinette Begon meurt alors que le petit Blaise n'a que 3 ans. Très vite, l'enfant fait montre d'un génie extraordinaire. A 12 ans, il retrouve tout seul les 32 premières propositions d'Euclide. A 16 ans, il compose un Traité des Sections Coniques. A 19 ans, il construit une machine arithmétique, ancêtre de nos modernes calculettes.

 

La machine arithmétique construite par Blaise Pascal

Machine arithmétique de Pascal à six chiffres : la Pascaline

(Source : Conservatoire des Arts et Métiers à Paris)

C'est le premier système mécanique qui permet d'effectuer additions et soustractions avec report automatique des dizaines. Cette machine est plus connue sous le nom de la Pascaline. En 1639, Etienne Pascal avait été nommé surintendant de la généralité de Rouen et il passait beaucoup de temps à additionner des colonnes de chiffres à l'aide de jetons. Son fils l'aidait dans ces travaux comptables et il a imaginé cet ingénieux système pour compter plus vite. Les roues dentées qui la constituent comportent 10 positions (de 0 à 9). A chaque fois qu'une roue passe de la position 9 à la position 0, la roue immédiatement à sa gauche, avance d'une position. Cette machine a été fabriquée dans de nombreux modèles, en différents matériaux : cuivre, ébène, ivoire. Elle coûtait 100 livres (un prix très élevé). Si on désire voir des exemplaires de la Pascaline, il faut se rendre au Conservatoire national des Arts et Métiers à Paris.

Jusqu'en 1652, Pascal se livre à de nombreux travaux sur la pression atmosphérique et l'équilibre des liquides : le 19 septembre 1648, Pascal fait exécuter par son beau-frère, Florian Périer, l'expérience du Puy de Dôme qui démontre de manière irréfutable l'existence du vide et en même temps la pesanteur de l'air. Il entreprend des travaux sur la presse hydraulique, le triangle arithmétique, la théorie de la cycloïde. Avec Fermat, il crée le calcul des probabilités.

Les dispositions naturelles du jeune Pascal semblent le destiner à un brillant avenir de mathématicien mais ses travaux compromettent sa santé. Après la mort de son père, s'ouvre une période mondaine de trois ans (1651-1654). A Paris, il fréquente le salon de Mme de Sablé, fréquente La Rochefoucauld, se lie avec des libertins.

 2. L'apôtre des Provinciales

En 1652, sa soeur Jacqueline était entrée à Port-Royal. Elle l'incitait vivement à revenir vers l'ardente vie chrétienne dont il lui avait autrefois donné l'exemple. La nuit du 23 novembre 1654 sera pour Pascal la nuit de l'extase, la nuit mystique. Désormais, il consacrera ses dernières forces à un apostolat religieux sans toutefois abandonner complètement ses recherches mathématiques.

En 1656, les amis jansénistes de Pascal lui demandent d'intervenir dans le conflit qui les oppose aux jésuites : c'est l'origine des Provinciales. Entre le 23 janvier 1656 et le 24 mars 1657, Pascal publie 18 lettres sous le titre Provinciales .

 Nous ne sommes plus guère concernés par la polémique et pourtant Les Provinciales sont toujours lues, car par-delà le débat, Pascal le philosophe pose des problèmes éternels : ceux de la destinée et de la vie morale.

 3. L'homme des Pensées

Pascal voulait écrire à l'intention des Mondains une défense (une Apologie) de la religion chrétienne. Sa mort survenue à l'âge de 39 ans l'empêche de mener ce projet à son terme. Ses notes, après une publication partielle en 1670 seront triées par les soins du chanoine Louis Perier et déposées à l'Abbaye de Saint-Germain-des-Prés. Reliées 20 ans plus tard, ces liasses formeront le manuscrit des Pensées.

Le contenu des Pensées

Pascal s'adresse à un libertin qui entraîné par les plaisirs oublie le salut de son âme. Il veut éveiller en lui l'inquiétude et lui montrer la misère de l'homme sans Dieu. L'homme est avide de vérité et il cherche en vain une certitude. L'homme est avide de justice et il essaie en vain d'instituer un ordre légitime. L'homme est avide de bonheur et il essaie en vain d'oublier la misère de sa condition ou d'y échapper par la philosophie. D' où la nécessité de se tourner vers la  religion.
D' où la nécessité de "parier" pour Dieu.

 Le 19 août I662, Blaise Pascal meurt dans d'atroces souffrances, probablement d'un cancer de l'estomac..

Lien vers l'édition électronique des Pensées

 

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